Paradoxe de Zénon (2020)

19,7x25,6x0,1 in ~ Peinture, Acrylique


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Cette peinture à l'acrylique est la deuxième d'une série de dix peintures.

Elle est née d'un icône d'application que l'on trouve sur les Ipads d'apple: "mes amis". Sur cet icône, on peut voir la silhouette de deux personnages sur fond jaune. On peut d'ailleurs constater dans la peinture autour des deux personnages principaux ce même fond jaune suggéré par transparence.

Les deux personnages sont l'allégorie de deux courants de pensé qui s'affrontent déjà aujourd'hui, camouflé sous des tonnes d'informations. Ils sont le transhumanisme (qui voudrait coupler l'organique et le mécanique, en utilisant la médecine et la santé comme point d'entrée, d'ou l'utilisation d'un coureur "augmenté") et l'écologie, ou le retour à une certaine raison et humilité (représenté par un Dionysos, utilisé pour sa puissance symbolique, prélevé dans un tableau attribué à Rubens au musée des beaux-arts d'Angers en France).

Ces deux personnages se retrouvent sur une piste d'athlétisme ayant pour point de départ l'Assemblée nationale. Lieu de pouvoir politique où se joue le choix entre ces deux visions du futur qui s'opposent. L'Assemblée nationale est représenté comme un décor de théâtre vide où se trouve un gilet jaune (il fait référence à l'incident crée par le courageux et atypique député Jean Lassalle dans l'hémicycle) apposé sur un siège, comme pour montrer que tout esprit démocratique et de révolution n'est pas encore totalement écrasé, d'une part par les lobbys et d'autre part par les idéologies autoritaires des différent partis politique.

Par sérendipité, m'est venu le "paradoxe de Zénon" qui donne son nom à la peinture. L'un de ces paradoxes met en scène une course fictive entre le héros mythologique Achille et une tortue. Le paradoxe suggérait qu'Achille ayant donné à la tortue de l'avance, ne serait jamais en mesure de la rattraper. Paradoxe totalement faux, mais qui eu pour mérite d'animer philosophes et scientifiques pendant 2000 ans. Ce paradoxe avait pour vocation de contrecarrer l'idée de l'école pythagoricienne qui affirmait que le mouvement était divisible à l'infini. L'utilisation de ce paradoxe comme titre est une manière pour moi d'ouvrir le spectateur (et mon art) vers un univers autre que celui de l'art, ici les mathématique, l'histoire et la philosophie.

Cette peinture ayant été réalisée pendant le confinement, elle représente aussi des gens (ici mon frère et ma soeur à droite), des plantes de mon jardin (à gauche). Tous présent durant cet événement étrange et la réalisation de cette peinture.

De manière formelle elle reprend le style propre à cette série de peinture, c'est-à-dire, une déformation des corps, une recherche de lumière franche avec des ombres bien marquées, l'utilisation d'idiomes scientifiques (comme le ciel aux couleurs et formes de carte météo) une architecture atypique et redondante. La présence d'un soleil comme outil pour insérer le temps dans ma peinture. Car dans chaque peinture de la série, il ne se trouve jamais au même endroit.

This acrylic painting is the second in a series of ten paintings.

It was born from an application icon found on apple's iPads: "mes amis". On this icon, we can see the silhouette of two characters on a yellow background. In the painting around the two main characters, the same yellow background suggested by transparency can be seen.

The two figures are the allegory of two currents of thought that are already confronting each other today, camouflaged under tons of information. They are transhumanism (which would like to couple the organic and the mechanical, using medicine and health as an entry point, hence the use of an "augmented" runner) and ecology, or the return to a certain reason and humility (represented by a Dionysus, used for his symbolic power, taken from a painting attributed to Rubens at the Musée des Beaux-Arts in Angers, France).

These two characters meet on an athletic track with the National Assembly as a starting point. A place of political power where the choice between these two opposing visions of the future is played out. The National Assembly is represented as an empty theatre set where a yellow waistcoat (it refers to the incident created by the courageous and atypical deputy Jean Lassalle in the hemicycle) is placed on a seat, as if to show that any spirit of democracy and revolution is not yet totally crushed, on the one hand by the lobbies and on the other hand by the authoritarian ideologies of the different political parties.

Out of serendipity came to me the "Zeno paradox" which gives its name to painting. One of these paradoxes depicts a fictitious race between the mythological hero Achilles and a turtle. The paradox suggested that Achilles, having given the turtle a head start, would never be able to catch up with it. A paradox which is totally false, but which had the merit of animating philosophers and scientists for 2000 years. This paradox was intended to thwart the idea of the Pythagorean school which asserted that movement was infinitely divisible. The use of this paradox as a title is a way for me to open the spectator (and my art) to a universe other than that of art, in this case mathematics, history and philosophy.

As this painting was done during the confinement, it also represents people (here my brother and sister on the right), plants from my garden (on the left). All present during this strange event and the realisation of this painting.

In a formal way it takes up the style proper to this series of painting, that is to say, a deformation of the bodies, a search for a frank light with well marked shadows, the use of scientific idioms (like the sky with the colours and shapes of a weather map) an atypical and redundant architecture. The presence of a sun as a tool to insert time in my painting. Because in each painting of the series, it is never in the same place.

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